Après quelques années moroses, le capital investissement français a retrouvé des couleurs en 2014. Avec 10,1 milliards d’euros de fonds levés, le marché fait près de deux fois mieux que la moyenne des cinq dernières années, retrouvant les niveaux d’avant crise. Côté small et mid cap, la reprise reste plus modeste, mais les atouts de ce segment sont avérés pour les investisseurs : la recherche de rendement sur une classe d’actifs porteuse de sens.

 

Comment le segment des small et mid cap s’est-il comporté en 2014 ?

La tendance sur le small et mid cap est encourageante, même si les chiffres sont inférieurs à ceux du marché global. Les levées des fonds de moins de 200 millions d’euros ont progressé de 19 % en 2014 et représentent 37 % du marché. Les investissements quant à eux affichent une croissance de 15 % sur les tickets inférieurs à 50 millions d’euros, contre une hausse de 35 % sur l’ensemble du marché.

 

Comment se comportent aujourd’hui les investisseurs ?

Le retrait des investisseurs institutionnels traditionnels (banques et assurances) en raison d’une réglementation contraignante se confirme depuis plusieurs années. Par ailleurs, dans un marché de plus en plus mature et qui se rationnalise, les institutionnels limitent le nombre de sociétés de gestion dans leur portefeuille. Une tendance qui favorise naturellement les fonds de taille significative. Les personnes physiques, quant à elles, montrent un intérêt croissant pour cette classe d’actifs. Longtemps réservé aux institutionnels, le capital investissement a des atouts à faire valoir auprès de ces investisseurs privés qui souhaitent diversifier leur patrimoine. Investir dans des PME non cotées à fort potentiel de croissance, contribuer à créer des emplois et de la richesse, sont des arguments porteurs de sens auprès d’une clientèle privée comptant de nombreux entrepreneurs. Ce constat s’observe notamment dans le succès des levées de fonds en cours chez Omnes.

 

Dans un contexte macroéconomique incertain, comment créer de la valeur sur ce segment des PME ?

Alors que dans les années « avant-crise », certains fonds s’appuyaient largement sur l’effet de levier lié à un fort endettement pour créer de la plus-value sur leur investissement, aujourd’hui la création de valeur passe nécessairement par la création de richesse, c’est-à-dire la croissance du chiffre d’affaires et de la rentabilité. Dans un contexte économique morose, il est primordial d’optimiser tous les relais de croissance, qu’ils soient organiques, en aidant les PME à se structurer ou externes en réalisant des acquisitions en France ou à l’international et gagner ainsi des part de marché. Privilégier la croissance par la création de valeur et non le seul effet de levier financier, est une stratégie que nous avons toujours suivie chez Omnes Capital et qui se mesure à la sortie. 50 % de la création de valeur de nos portefeuilles est ainsi réalisée par la croissance des agrégats économiques et 25% par la hausse des multiples (qui est, elle-même, intimement liée à la croissance des PME).

 

Existe-t-il encore un vivier d’opérations primaires, réputées plus propices à la création de valeur ?

En 2014, 53 % des montants ont été investis dans de nouvelles entreprises. Il existe (et heureusement !) de belles entreprises performantes qui n’ont pas ouvert leur capital à un financier. Encore faut-il avoir la capacité de les déceler et l’expertise pour travailler ce type de dossier. En effet, savoir créer un climat de confiance dans la durée avec un entrepreneur ne va pas forcément de soi.  Chez Omnes, nous sommes spécialisés sur ce type d’opérations : 70 % de notre deal flow est primaire à l’instar du premier investissement réalisé par notre quatrième génération de fonds mid cap.

Avec près de 1 650 entreprises accompagnées par le capital investissement en 2014, dont 75 % de TPE et PME, notre industrie a plus que jamais un rôle essentiel à jouer pour développer le tissu économique et créer de la valeur en France.

Les investisseurs devraient attendre que le dossier grec soit clarifié avant de prendre position.

Jocelyn Jovène19.06.2015

Depuis fin mars, les stratégistes de Goldman Sachs ont adopté une attitude neutre à l’égard des actions mondiales, en raison à l’époque de la forte diminution des primes de risque (hausse des multiples non contrebalancée par la révision à la hausse des perspectives de croissance bénéficiaire).

Ils recommandaient à l’époque de mettre en place des protections contre une baisse des indices. Avec la remontée de la volatilité, ils conseillent aujourd’hui aux investisseurs de prendre leurs profits sur ces protections.

Après le début de correction boursière sur fond de regain de volatilité sur les marchés obligataires, ils estiment dans une note datée du 18 juin que le « couple rendement/risque est meilleur en Europe », mais insistent sur une clarification du dossier grec avant d’inciter les investisseurs à s’exposer plus directement à la classe d’actifs.

L’analyse de Goldman Sachs rejoint en partie celle de Morgan Stanley qui estimait récemment que non seulement la valorisation des actions européennes est attrayante, mais que les fondamentaux (macro et micro) tendent depuis peu à s’améliorer.

« Les marchés obligataires ont commencé à se stabiliser et la corrélation actions/obligations devrait redevenir positive », observent les stratégistes de la banque d’affaires. Les rendements obligataires devraient donc se maintenir sur les niveaux actuels, en raison de la poursuite du « QE » de la BCE, de l’évolution lente des anticipations d’inflation et du risque grec, qui pèse sur les obligations « core », d’autant que désormais, les économistes de Goldman Sachs anticipent une remontée des taux de la Fed en décembre.

L’accélération de la croissance aux Etats-Unis devrait alimenter une nouvelle baisse de l’euro face au dollar, ce qui est favorable aux actions européennes, en alimentant une reprise de la croissance des exportations de la zone.

Deux facteurs de risque doivent néanmoins être suivis de près : le dossier grec et la décélération de la croissance des pays émergents. Le cas grec est sans doute le plus important à court terme, avec notamment le défaut technique de la Grèce et l’effet de contagion à d’autres pays (Espagne).

Si la situation devait se dégrader, les économistes de la banque s’attendent à ce que des mesures telles que le contrôle des capitaux ou un regain d’instabilité politique ne créent les conditions d’une nouvelle rechute des marchés actions en Europe.

 

OPTION FINANCE – 15 JUIN 2015 – MICHEL MARTINEZ, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE CORPORATE & INVESTMENT

La hausse des taux d’intérêt qui s’est opérée depuis fin avril est impressionnante et révèle que les marchés anticipent des hausses des taux directeurs dès mi-2017. Nous pensons qu’ils surréagissent. La composante cyclique de la reprise sera moins puissante que lors des précédentes reprises économiques. En conséquence, le chômage baissera lentement et les pressions inflationnistes n’ont que peu de chances de se manifester dans les deux ou trois prochaines années. La BCE n’est donc pas près de remonter ses taux directeurs.

A première vue, la déflation semble avoir été évitée. Grâce à la remontée des prix du pétrole et à la baisse de l’euro, l’inflation est passée de – 0,6 % sur un an en janvier à 0,3 % en mai. Grâce aux effets de base, l’inflation devrait même revenir à des niveaux proches de 2 %, la cible de la BCE, au début de 2016. Combiné à la matérialisation de la reprise à des rythmes proches de 1,5 % sur un an et à l’amélioration du marché du travail en Europe (à l’exception de la France), ce retour de l’inflation s’est traduit par une remontée rapide des taux d’intérêt à long terme, le Bund à 10 ans passant de 0,1 % mi-avril à des niveaux proches de 1 %. De même, les marchés monétaires suggèrent que les opérateurs de marché anticipent une première hausse des taux de la BCE au milieu de l’année 2017 (et une fin du programme d’achat de titres obligataires QE dès septembre 2016)

Nous pensons qu’ils sont dans l’erreur, que la BCE continuera ses achats d’actifs et ses opérations de refinancement à long terme au moins jusqu’en 2017. Elle ne remontera ses taux directeurs que plus tard. Selon nous, l’inflation devrait osciller autour de 1,4 %-1,5 % entre 2016 et 2019 – bien en dessous de la cible des 2 %. La raison tient au fait que la composante cyclique de la reprise sera insuffisante pour permettre une fermeture rapide des excès de capacités («output gap») et une baisse rapide du taux de chômage. Nous prévoyons en effet une croissance économique proche de 1,5 % entre 2015 et 2017. Comparée à une croissance potentielle faible, autour de 1 %, la composante cyclique ne serait que de 0,5 pp de PIB par an. A ce rythme, il faudrait quatre ans pour fermer l’output gap et encore plus longtemps pour que le taux de chômage, aujourd’hui à 11,1 %, se rapproche du taux de chômage structurel (estimé à 8,5 % en zone euro). L’histoire, dont l’exemple récent des Etats-Unis, enseigne que ce n’est qu’à ce moment que les pressions salariales se font jour. Sans pressions salariales, l’inflation d’origine domestique (sous-jacente) restera basse. Et ce d’autant plus que de nombreux pays conduisent des réformes sur les marchés des biens et des services (à l’instar de la loi Macron) qui visent à faire baisser les prix des biens et des services.

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Les turbulences traversées par les marchés obligataires, actions et devises ces dernières semaines ont en effet confirmé la perte de flexibilité des marchés financiers. Ces derniers sont devenus vulnérables aux plus petits faux pas hors de l’étroit chemin du scénario parfait : croissance suffisante, soutien monétaire constant et trajectoire d’inflation stabilisée.L’ampleur de la volatilité des marchés dépendra de l’avenir de ces trois dimensions par rapport aux attentes. Il convient donc de s’interroger sur la lucidité des marchés concernant ces trois piliers de la confiance.

A l’issue de cet examen, il ressort que plusieurs fissures coexistent, la moins anticipée par les marchés étant peut-être la possibilité d’un léger rebond d’inflation au second semestre.

La Grèce a encore semé la zizanie sur les marchés financiers en début de semaine. Pourtant, elle n’est pas l’explication principale de la remontée des taux spectaculaire en zone euro notamment sur les pays cœur (environ +50 pb sur le Bund 10 ans et sur l’OAT 10 ans) et ce, malgré le programme de rachat d’actifs mis en place par la BCE. Cet ajustement des taux pourrait être dû aux anticipations d’inflation qui éloignent désormais le spectre de la déflation dans la zone euro. Les estimations d’inflation sous-jacente (0,6%-0,7%) seraient d’ailleurs revues en hausse dans les prochaines semaines. Ainsi lâ•˙indice euro Inflation Swap Forward cinq ans sâ•˙est redressé de son point bas de janvier à 1,48% contre 1,8% aujourdâ•˙hui. L’appréciation du pétrole et les meilleures statistiques de croissance expliqueraient aussi en partie cette hausse des taux qui prend les marchés à contrepieds. Et si cette hausse des taux ne correspondait pas tout simplement à la prise en compte par les investisseurs obligataires d’une amélioration des tendances macro-économiques de la zone euro ?

Signe que les marchés financiers sont finalement bien corrélés entre eux, les actions européennes ont bien corrigé par rapport à leur point haut sans que la dynamique de croissance des bénéfices ne soit pourtant remise en cause. En effet, les publications du premier trimestre des entreprises européennes sont de bonne qualité.

De l’autre côté de l’Atlantique, la Fed s’inquiète de plus en plus du niveau de valorisation des marchés actions pendant que le marché des taux américains paraît désormais entraîné par les mouvements des taux allemands. L’euro a aussi rebondi fortement puisqu’il est revenu un temps tutoyer le niveau des 1,14 contre dollar prenant à revers ceux qui voyaient à très brève échéance la parité entre les deux monnaies. Il est toutefois encore trop tôt pour tirer des conclusions quant à tous ces mouvements violents sur les valorisations des différentes classes d’actifs. Les distorsions et déséquilibres créés par les politiques monétaires accommodantes sont trop complexes pour être correctement anticipées. Humblement par expérience peut-on toutefois penser que les changements de régime de taux constituent souvent des moments de volatilité.

Enfin sur la scène politique, les résultats des élections législatives au Royaume-Uni donneraient les conservateurs comme vainqueurs et proches de la majorité absolue ainsi qu’une large victoire des indépendantistes en Ecosse. La politique économique actuelle ne devrait donc pas être fortement remise en cause en Grande-Bretagne. Cependant le sentiment anti-européen, qui s’y est exacerbé ces dernières années, pourrait être un vrai défi pour les gouvernants, les entreprises et plus généralement l’économie britanniques dans le cadre d’un possible référendum sur l’Europe ou sur l’indépendance des Ecossais…

La zone euro toujours portée par des perspectives bénéficiaires favorableS

Ce qui s’est déroulé sur les marchés financiers européens au mois d’avril dernier ne peut pas être qualifié de correction, l’ampleur des mouvements sur les principales classes d’actifs demeurant somme toute limitée. On peut en revanche parler d’un point d’inflexion, pause ou retournement, selon les points de vue. Tout au plus le statisticien pourra-t-il parler d’un début de retour à la moyenne pour quelques grandes classes d’actifs : après plusieurs mois consécutifs à faire la course en tête, les actions de la zone euro ont sous-performé celles des autres grandes régions. Sur le mois d’avril, l’EuroStoxx recule de 1,7%, contre une progression de 0,9% pour le S&P 500, de 3,3% pour le MSCI Japon et de 7,5% pour le MSCI Emergents. Les emprunts d’Etat ont également enregistré des moins-values : -1,5% en moyenne (indice JP Morgan EMU).

 Sur le plan des bénéfices des sociétés, pourtant, tout se présente comme prévu. Alors que la plupart des sociétés américaines ont publié leurs résultats trimestriels qui sont stables comparés aux résultats du premier trimestre 2014, les prévisions bénéficiaires pour l’ensemble de l’année sont en permanence revues en baisse et la croissance 2015 devrait être voisine de zéro. Face à cette stagnation de l’autre côté de l’Atlantique, les anticipations de croissance des bénéfices demeurent très élevées pour les sociétés de la zone euro, voisines de 16% sur l’année 2015. […]

 Quelques questions de bon sens pour démarrer sur de bonnes bases.

En 2014, les ménages français ont réalisé des dépenses de consommation de 1.139 milliards d’euros, ce qui a représenté 53,4% du PIB. Avec une croissance de 0,6% en volume, la consommation des ménages reste le principal moteur de la croissance économique (0,2% l’an dernier). Ces mêmes ménages ont investi 105,2 milliards d’euros (-5,3% en volume), soit 4,9% du PIB. Leur taux d’épargne a atteint 15% du revenu disponible, ce qui fait de la France l’un des pays où l’on met le plus de côté – avec une prédilection pour les placements peu risqués comme on l’a vu.

Pour tout un chacun, les notions d’épargne et d’investissement semblent aisées à comprendre.

L’épargne, c’est la partie de son revenu net d’impôt que l’on ne consomme pas et que l’on destine à un projet d’investissement (voiture, immobilier…) ou de consommation ultérieur (voyage, cadeaux…).

L’investissement, c’est le fait d’immobiliser son argent dans des biens physiques (bien immobilier, voiture) ou financiers (assurance-vie, PEA ou compte-titres…) afin d’accumuler un capital ou de dégager une source de revenus complémentaires à un horizon lointain.

Les supports d’investissement financier sont multiples, parfois complexes. Aussi avant de s’informer sur les mérites et les risques de tel ou tel placement, il est important de commencer par se poser des questions simples, mais qui permettent de partir du bon pied.

 

Pour ce faire, voici une série de questions concrètes qui devraient vous aider :

 Avez-vous fait récemment un bilan de vos finances personnelles ?

 Savez-vous quels sont le montant et l’échéance de vos dettes ? Quand avez-vous consulté votre tableau d’amortissement pour la dernière fois ?

 Combien épargnez-vous tous les mois ou sur une année ? Avez-vous mis en place un versement régulier sur un compte d’épargne ou opérez-vous des versements de façon plus ponctuelle ? Si vous y réfléchissez, êtes-vous en mesure de dégager une capacité d’épargne mensuelle de façon régulière (ce qui suppose que vous avez un budget mensuel de vos dépenses) ?

 Avez-vous identifié l’ensemble de vos ressources et de vos dépenses ? (Utile pour répondre à la question précédente)

 Avez-vous estimé l’impact de la fiscalité sur vos revenus et vos placements ?

 Avez-vous défini des objectifs financiers pour épargner ou investir ? Avez-vous un objectif d’accumulation de capital à horizon de temps donné ? Avez-vous réfléchi à votre degré d’appétence pour le risque ? Savez-vous ce qu’est le risque ?

 

Evoquer la question de ses finances personnelles impose de procéder par étapes :

 faire un bilan financier,

 établir un budget mensuel,

 définir des objectifs financiers.

Cette démarche peut se faire seul ou accompagné par un conseiller financier. A vous de voir combien de temps et d’argent vous êtes prêt à y consacrer.

 

– La révision à la hausse des prévisions de bénéfices des entreprises européennes devrait lever le dernier obstacle à une nouvelle appréciation des marchés actions de la zone, en l’occurrence les craintes d’une valorisation trop élevée des actifs cotés. Les actions européennes restent donc attractives, assure Jeffrey Taylor, Responsable des actions européennes chez Invesco et gérant du fonds Invesco Actions Euro : « Une hausse des bénéfices peut déboucher sur des marchés qui continuent de monter étant donné l’amélioration de la conjoncture économique, alors que les multiples peuvent baisser ».

 

Trois facteurs devraient soutenir l’optimisme des opérateurs quant aux résultats des sociétés. D’abord, ces dernières vont continuer à bénéficier d’un euro bas. Ensuite, « la baisse significative des prix du pétrole, un coût de production clé pour la plupart des entreprises, représente une importante réduction de coûts ». Enfin, les faibles rendements obligataires sont synonymes d’un coût d’emprunt également faible pour les entreprises qui auraient besoin de se refinancer sur le marché.

D’autre part, le contexte macroéconomique et politique européen est devenu porteur pour les entreprises de la zone. Les gérants d’Invesco rappellent que « les prévisions de croissance du PIB pour la zone euro ont été relevées » et que « les achats d’obligations par la BCE semblent avoir un effet positif sur l’économie réelle, alors que les signes d’amélioration des conditions générales du crédit se maintiennent, permettant ainsi une reprise économique durable ». Du côté politique, le risque grec persiste mais une éventuelle sortie du pays de la zone euro représente un risque de contagion bien moindre qu’il y a quelques années.

– Alors que la valorisation actuelle des marchés actions européens est régulièrement jugée trop élevée et présentée comme un facteur expliquant la récente correction, le gérant Metropole Gestion ne partage pas cet avis. Dans sa dernière lettre mensuelle, il considère « les actions européennes toujours largement décotées », pointant que « la hausse des indices actions européens traduit davantage l’impact positif de la baisse de l’Euro et des matières premières ». « En revanche, elle n’intègre pas le retour à une situation « normale » de milieu de cycle », précise l’auteur.

 

Metropole Gestion note que le potentiel de revalorisation n’est pas épuisé « car les bénéfices sont toujours 20% inférieurs à ceux de 2008 », alors que « les entreprises ont mené de profondes restructurations qui leur permettront d’atteindre une rentabilité et des bénéfices structurellement plus élevés lors du prochain milieu de cycle ».

Signe que ce moment pourrait finir par arriver, les prévisions de bénéfices sont relevées actuellement, même si la hausse attendue reste limitée et, surtout, que le point de départ est très bas.

La tendance haussière des marchés a d’autant plus de raisons de reprendre que le redressement perçu en Europe sur le plan macroéconomique est « une réalité visible au niveau des entreprises », selon Metropole Gestion. Parmi les facteurs qui ont permis à certaines sociétés de présenter des résultats trimestriels en hausse, le gérant note tout de même la baisse de l’euro et du prix du pétrole qui sont venus amplifier « le rebond de l’activité en Europe ».

« A l’instar des autres classes d’actifs, les actions n’ont pas échappé au réajustement du mois d’avril, note Fidelity dans son allocation mensuelle pour mai. Un mouvement jugé assez logique par le gestionnaire d’actifs puisque largement attendu après la forte hausse du début d’année. « Du reste, la tendance sur le mois a été fortement contrastée avec, dans un premier temps, l’appréciation continue des actions et, à compter de la mi-avril, un recul d’autant plus marqué », poursuit-il.

Notamment pour les marchés américains sur lesquels il avait précisément réduit son exposition en mars.

Malgré tout, et en dépit de la mauvaise passe traversée par l’économie américaine au premier trimestre, Fidelity juge que les fondamentaux restent solides et les perspectives de croissance encourageantes notamment en Europe. L’environnement actuel conforte ses récents changements d’allocation. Ainsi il reste surexposé sur les actions européennes et japonaises, sous-pondéré sur leurs homologues américaines et neutre sur l’Asie et les marchés émergents.