PLUS-VALUES EN REPORT AVANT 2013 : PASSAGE EN FORCE !
Par Sandra Luis 24 Février 2016
C’était il y a quelques mois, le Conseil d’État avait refusé de transmettre une QPC relative à la constitutionnalité du refus d’appliquer aux plus-values réalisées avant 2013 et placées en report les abattements pour durée de détention issue de la loi de Finance pour 2014.

En effet, alors même que des plus-values ont été réalisées avant l’entrée en vigueur du nouveau régime des plus-values, le simple fait de les placer en report rend en réalité la plus-value exigible postérieurement à l’entrée en vigueur de ce nouveau régime en 2014. Pour rappel, le régime antérieur à 2014 ne prévoyait aucun abattement pour durée de détention puisque ces gains étaient passibles d’un taux d’imposition proportionnel.

Un contribuable avait alors soulevé en novembre 2015 une QPC sur le fondement de « la rupture d’égalité devant l’impôt et les charges publiques ». Une vaine tentative qui avait été stoppée par le Conseil d’État, ce dernier refusant de transmettre la dite QPC au Conseil Constitutionnel.

C’est par une décision du 10 février 2016, que le Conseil d’État a finalement accepté de transmettre une QPC sur le même sujet. Il s’agit bien d’une QPC portant sur l’application des abattements pour durée de détention à des plus-values placées en report avant 2013 ; cependant le fondement n’est pas le même. Alors que le premier contribuable invoquait « la rupture d’égalité devant l’impôt et les charges publiques », le second s’est placé sur le terrain de la garantie des droits prévue par l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ».

Le filtre du Conseil d’État enfin levé, il ne manque plus qu’au Conseil Constitutionnel de prendre sa décision, en espérant bien sûr que celle-ci soit favorable au contribuable.

Si vous vous trouvez dans cette situation je suis à votre écoute pour répondre à vos questions.

L’assurance-vie débute 2016 sur une collecte de 2,7 milliards d’euros
AOF – 26 FÉVRIER 2016
(AOF) – L’attrait des investisseurs français pour l’assurance-vie ne se dément pas. Ils y ont placé 2,7 milliards d’euros en janvier, selon l’Association française de l’assurance. Sur ce montant, 1,2 milliard concernent les supports en unités de compte, des produits investis en partie en actions actuellement poussés par les assureurs car plus rentables.

Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances a atteint 11,7 milliards d’euros (11,3 milliards un an plus tôt) le mois dernier, tandis que ces dernières ont versé 9 milliards d’euros, soit 200 millions d’euros de plus qu’il y a un an.

L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1 578,9 milliards d’euros à fin janvier.

Les Français favorisent ce placement car il est plus rentable que le Livret A. Plus tôt cette semaine, le Caisse des dépôts a annoncé que ce dernier avait enregistré une décollecte de 810 millions d’euros le mois dernier.

Les incertitudes entourant le discours de la Fed et le calendrier de remontée des taux aux Etats-Unis, les soubresauts que connaissent les pays émergents, en particulier la Chine, peuvent conduire les investisseurs à se tourner par défaut vers les marchés actions européens.

Plus qu’une zone refuge, le Vieux Continent présente avant tout des fondamentaux solides et offre des opportunités d’investissement attractives.

Faible effet de contagion des pays émergents

Les craintes entourant un atterrissage brutal de l’économie chinoise à la fin de l’été ont secoué les marchés du monde entier, y compris l’Europe.

Le fort ralentissement de la croissance mis en lumière par différentes statistiques a engendré un mouvement de panique et mis en doute la capacité des pays européens à résister à ce choc.

Néanmoins, la publication de chiffres rassurants ces dernières semaines contribue à rassurer les investisseurs.

Jusqu’à présent, la conjoncture dégradée des pays émergents n’a pas remis en cause la dynamique de reprise qui s’amorce en Europe.

Les enquêtes montrent une stabilisation et un net redressement de l’activité manufacturière en France. Les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI), dévoilées au début du mois d’octobre, confortent ce sentiment positif.

Dans le tableau mis à jour par l’institution, alors que les révisions en baisse l’emportent largement sur les hausses, la zone euro tire son épingle du jeu, avec 1,5% de croissance en 2015 et 1,6% en 2016.

Seule une aggravation de la situation en Chine pourrait éventuellement conduire à déstabiliser le Vieux Continent.

Le gouvernement et la banque centrale de Chine disposent toutefois de nombreux outils pour maîtriser un ralentissement de la croissance nécessaire, dans un pays qui vise à accélérer la transition d’une économie industrielle vers une économie davantage orientée vers les services.

Des facteurs de soutien pérennes

La mise en place de réformes structurelles dans différents pays européens, la baisse des prix des matières premières et la dépréciation du cours de l’euro constituent des atouts majeurs pour le développement de l’activité des entreprises implantées en Europe.

Elles affichent dans l’ensemble une santé solide et ont publié des résultats supérieurs aux attentes, au titre du premier semestre 2015. Les prévisions de croissance bénéficiaire n’ont quant à elles pas été révisées à la baisse.

La valorisation des actions européennes est plutôt attractive et suscite l’intérêt des investisseurs en quête de rendement, dans un environnement de taux bas encore pour longtemps.

Cet engouement pour la classe d’actifs se matérialise dans les flux d’investissement. Ainsi, la collecte a atteint plus de 42 milliards d’euros sur les fonds actifs actions européennes (hors fonds mono-pays) depuis le début de l’année jusqu’à fin août 2015,

au détriment des fonds actions anglaises et américaines qui enregistrent respectivement -10 milliards d’euros et -17 milliards d’euros de décollecte.

Horizon dégagé sur le plan monétaire

En grande partie épargnée par la crise chinoise, l’Europe bénéfice d’un environnement favorable, grâce notamment au soutien indéfectible de la Banque centrale européenne (BCE).

Sa politique monétaire accommodante et plus particulièrement le programme de « Quantitative Easing » devraient se poursuivre aussi longtemps que nécessaire, au moins jusqu’en septembre 2016, maintenant les coûts de financement à des niveaux durablement faibles.

La Réserve fédérale des Etats-Unis et la Banque d’Angleterre devraient prochainement accélérer le processus de normalisation de leurs politiques monétaires, anticipé depuis plusieurs mois.

Dès lors, les divergences stratégiques avec la BCE vont s’accentuer et entraîner des conséquences favorables pour les marchés actions européens, avec notamment une nouvelle dépréciation de l’euro face au dollar. >

Chers Clients & Amis

Loin de moi l’idée de minimiser ce qui se passe depuis cet été. Le CAC 40 qui avait atteint 5220 points en avril, a ainsi perdu la quasi totalité des gains acquis en 2015 soit 20% et ne grignote plus à ce jour que 2% environ à 4340 points

La consolidation souhaitable s’est transformée en aversion générale au risque. La Chine a servi de catalyseur à ce mouvement en modifiant sa parité avec le $  le 24/08. Puis ce fut le tour de la décision de la Fed de ne pas relever son taux directeur. Enfin est arrivé le scandale Volksgate avec Volkswagen qui a tripatouillé avec les tests de pollution que le ministère américain de l’environnement (EPA) impose aux voitures vendues aux États-Unis.  A l’amende de 18 milliards $ qui lui pend au bout du nez aux États-Unis seulement s’ajoute la perte  de 25 milliards $ que l’entreprise a subie en Bourse

Je reviens  sur la décision de la FED : Il y a dix jours, pour justifier le maintien de ses taux directeurs à un niveau plancher, Janet Yellen, présidente de la Fed, évoquait pêle-mêle les émergents, la faiblesse de l’inflation et des perspectives mitigées à moyen terme.

Le statu quo monétaire à peine entériné, les marchés ont, sans plus attendre, versé dans un état proche de la neurasthénie. Au point que les membres de la Réserve fédérale – jusqu’à sa présidente, jeudi dernier – ont été contraints de revenir à la barre pour se fendre de commentaires plus rassurants.

Le message est sans ambages, cette fois-ci : l’environnement actuel plaide bel et bien pour une remontée des taux d’ici la fin de l’année.

Une volte-face qui entame un peu la crédibilité de l’instance monétaire au seul motif de rassurer des investisseurs encore trop prompts à céder à la panique.

 Si l’intervention des banques centrales a été déterminante durant la crise financière, cette posture accommodante montre aujourd’hui ses limites.

A trop en faire, elles ont infantilisé les marchés qui se trouvent aujourd’hui dans l’incapacité de prendre l’exacte mesure des indicateurs économiques et, en conséquence, leur responsabilité.

Or contrairement aux montagnes russes dessinées par les indices la semaine passée, les indicateurs publiés simultanément n’ont pas donné lieu à des surprises d’envergure.

Le moteur chinois continue d’être source d’inquiétude avec un PMI manufacturier (Caixing) à 47 points en septembre soit son plus bas niveau depuis six ans et demi.

Parallèlement, les économies occidentales continuent d’envoyer des signes de satisfaction. 

En attendant sûrement un « effet Volkswagen », le baromètre du climat des affaires en Allemagne (Ifo) est ressorti meilleur que prévu en septembre à 108,5 points (contre 108 pts anticipés et 108,3 pts le mois précédent).

De ce côté-ci du Rhin, l’Insee a confirmé le scénario d’une croissance de 1% cette année. Enfin, l’indice PMI (Markit) dans les services aux États-Unis, certes en léger repli par rapport à août, n’en demeure pas moins en ligne avec les attentes à 55,6 points.

En définitive, rien de nouveau que les investisseurs ne savaient déjà !

Si l’on se penche en détails sur les différentes grandes zones géographiques, le constat n’a rien d’alarmant. C’est la conviction que je tire après mes rencontres depuis le début septembre avec les gérants des fonds que nous avons en portefeuilles :

La Chine ralentit, c’est incontestable. Reste à savoir si ce ralentissement est maîtrisé ou si la chute est brutale (hard landing)  . Les chiffres  indiquent plutôt que la Chine se trouverait en bas de cycle.

Il ne me semble pas pourtant que l’on assiste à un effondrement de l’économie. La Chine est de moins en moins l’usine du monde. Le gouvernement chinois entend transformer le modèle économique du pays pour assurer une croissance interne viable, au travers d’une consommation domestique plus forte. Cette transformation prend du temps et n’est pas sans risques. Mais le gouvernement a les moyens, budgétaires, monétaires et politiques, de mener à bien cette mutation.

Le reste du monde risque-t-il de subir gravement le ralentissement chinois ?

Aujourd’hui la réponse des gérants consultés par moi ces dernières semaines est que seule la zone asiatique est directement touchée du fait de sa proximité et de sa dépendance à la Chine. Les autres zones ne sont impactées que partiellement et poursuivent leur route sans grand changement.

Les USA sont toujours sur une tendance positive. La production industrielle a récemment baissé mais, dans le même temps, les services ont fortement progressé. Les créations d’emplois sont toujours fortes (particulièrement pour les cadres) et le taux de chômage devrait continuer à baisser.

Les Etats-Unis ont une économie de plus en plus tournée vers les services et moins vers l’industrie, ce qui ne nuit pas globalement à la croissance. Une hausse des taux est, à nos yeux, plus que jamais d’actualité.

L’Europe poursuit son lent redressement. Les deux moteurs que sont la hausse du dollar et la baisse du pétrole, continuent à agir, de même que le QE de la BCE.

Les exportations sont en hausse, redonnant un dynamisme industriel et une hausse de la confiance. Enfin l’investissement commence à repartir.

On est donc bien loin de la déflation dans ces deux zones. La déflation peut se définir comme une baisse générale des volumes, qui engendre une baisse des prix qui elle-même entraîne une baisse des salaires. S’ensuit une nouvelle baisse des volumes, etc.

C’est un cercle vicieux.

Aujourd’hui nous avons une baisse des prix, mais elle résulte principalement de la chute des matières premières. Il s’agit davantage d’une désinflation. La séquence estivale que nous venons de vivre ne remet pas en cause mon scénario central.

Nous privilégions toujours l’Europe en raison de son niveau dans le cycle économique. Les orages d’été ont souvent pour effet d’assainir l’atmosphère. Il en va de même sur les marchés.

En conclusion je confirme que vos portefeuilles, à l’exception de certains créés en juillet et aout derniers, sont relativement préservés  de la chute des marchés par la présence de fonds flexibles et patrimoniaux dont l’exposition aux marchés actions est finement pilotée par leurs gérants auxquels nous faisons confiance.

Les PER ( prix/bénéfice par action ) qui sont à des niveaux très bas offrent des opportunités intéressantes et permettent de faire son marché sans se hâter d’autant que les autres classes d’actifs ( obligataires, devises et matières premières ) sont peu attractives en raison de leurs faibles rendements.

Je précise que le rendement moyen des actions en 2015 , à savoir le dividende, est de 3,6%.

En conclusion, Il faut  s’attendre encore à des marchés en montagnes russes. Le mois d’octobre est un mois périlleux et la volatilité encore trop forte, d’ailleurs amplifiée par l’environnement des taux proches de Zéro aux USA et en Europe.

Toutefois, vous êtes tous des investisseurs de moyen et long terme, ce qui nous donne  le recul suffisant.

Je vous adresserai courant de semaine prochaine vos relevés de portefeuille et suis prêt dès à présent à répondre à vos questions.

E BLOG DE GILLES GUIBOUT

Au-delà de la baisse !

OPTION FINANCE – 21 SEPTEMBRE 2015 – GILLES GUIBOUT

En août, les inquiétudes sur la croissance mondiale et la proximité d’une possible remontée de ses taux par la Fed ont provoqué une baisse généralisée des marchés actions mondiaux. La correction a été indiscriminée et, chose plus notable encore, de même ampleur pour les différentes zones géographiques – entre 7 et 10 % sur l’ensemble des marchés actions.

Ce type de mouvement correspond assez bien à un abaissement de la pondération des actions au sein des allocations d’actifs. Cela ouvre des fenêtres d’opportunités, tant les dynamiques entre les zones sont différentes.

Aux Etats-Unis, la reprise, bien que contenue, va conduire à une inflexion de la politique de taux zéro, entraînant très certainement un début de compression des multiples de valorisation. Pour les entreprises, les marges bénéficiaires aujourd’hui encore proches de leur plus haut historique devraient s’éroder.

Les pays émergents, même s’ils offrent un potentiel de croissance à long terme indéniable doivent à plus court terme faire face à un certain nombre d’ajustements structurels qui devraient conduire à une contraction du cycle du crédit.

L’Europe, plus particulièrement la zone euro, et plus encore l’Italie, après avoir été perçue depuis près de 5 ans comme l’homme malade de l’économie mondiale, semble aujourd’hui présenter de nombreux atouts pour les investisseurs actions. La Banque centrale européenne a d’ores et déjà réitéré sa volonté de maintenir sa politique monétaire expansionniste au moins pour les 12 prochains mois. La rentabilité des entreprises, largement mise à mal, commence à se redresser, soutenue par la baisse de l’euro, des matières premières, ainsi que par les premiers résultats des réformes structurelles pour les pays qui ont pris la peine d’en faire. Enfin, la récente correction a ramené les valorisations proches de leur moyenne de long terme. Le rendement moyen du marché actions approche 3,5 %, niveau particulièrement attractif au vu des rendements obligataires.

La baisse d’abord limitée depuis que la Chine a dévalué sa devise s’est accélérée en début de semaine.  En effet de nombreux investisseurs ont considéré que la dévaluation de la Chine traduisait, in-fine, une incertitude sur la croissance économique, chinoise d’abord, mondiale en conséquence. Beaucoup ont alors pensé qu’il était temps de liquider des positions sur les actions en anticipation d’une croissance plus basse au niveau mondial, voire même d’une récession.

Un vent de panique, rappelant les journées noires des Krachs précédents a soufflé sur les marchés en début de semaine : lundi, en début de journée, les actions américaines très fortement reculé ;  certaines valeurs perdaient même plus de 20 % à l’ouverture !

À partir de mardi, en ordre dispersé en commençant par l’Asie, puis l’Europe et enfin les États-Unis, les marchés se sont vivement redressés. Le pétrole aussi qui a rebondi de 10% entre mercredi matin et jeudi soir !

Tout d’abord pour des raisons essentiellement techniques et des interventions des Banques centrales, en particulier la Banque centrale chinoise. En effet la Banque centrale chinoise a injecté des liquidités et acheté  des actions pour soutenir le marché. Jeudi, des nouvelles économiques meilleures ont également contribué à une amélioration de l’ambiance.

En bourse, on a coutume de voir qu’un excès chasse l’autre. Mais rarement on a vu une situation de ce type en quelques jours seulement.

Que faut-il retenir de ce qui s’est passé comment anticiper les semaines à venir ?

La leçon principale est qu’une fois de plus, il nous paraît évident que les positions extrêmes dans les portefeuilles doivent être bannies.

En effet, quand un investisseur est en position excessive et qu’une crise survient, il peut être contraint de liquider des positions et cela se fait nécessairement dans de mauvaises conditions : lundi, quelques investisseurs ont été obligé de vendre sur des niveaux de cours très bas ! Par effet de contagion, les ventes se sont accélérées…contraignant d’autres investisseurs à vendre.

Il y avait dans tout cela finalement  peu de rationalité : c’est-à-dire que en fait les nouvelles n’étaient pas telles que des cessions à n’importe quel prix devaient être mises en œuvre. Le rebond qui a suivi n’est finalement rien d’autre qu’une correction des excès précédents et ne traduit pas lui non plus d’un changement survenu dans la nuit de lundi à mardi !

Inutile donc de chercher dans l’évolution récente des motivations pour changer d’allocation.

Regardons un peu les faits à notre disposition :

Pas de grands changements sur l’économie. Les Etats-Unis continuent de croître : 3,7% en rythme annuel à fin juin 2015 ! Même si fin 2015, la croissance américaine se stabilise à 2,5% sur l’année, cela reste solide.

L’Europe repart, encore timidement, mais de manière régulière : la reprise du crédit aux entreprises est enclenchée. Les pays émergents par contre continuent de souffrir…mais c’est le cas depuis plusieurs mois.

Sur le plan des résultats d’entreprises :

Les entreprises américaines ont désormais du mal à progresser. Les résultats atteints étaient tels qu’il était difficile d’envisager une forte progression.

En Europe la situation est un peu meilleure : les résultats continuent de s’améliorer essentiellement d’ailleurs grâce à la faiblesse de l’euro… Plus grâce aux taux bas ou au niveau des matières premières.

Quels sont les principaux risques ?

 Un ralentissement plus fort que prévu en Chine et des conséquences très négatives sur les pays émergents puis sur le reste de l’économie mondiale.Deux conséquences négatives pour l’investissement en actions :

Les résultats des entreprises exportatrices en Europe et aux Etats-Unis.

 Une hausse de l’Euro qui provoquerait un ralentissement de l’Europe.

 La hausse des taux de la FED : même si les investisseurs sont prévenus de longue date, l’ensemble des marchés pourrait souffrir, au moins pendant quelques temps.

Une augmentation du taux d’emprunt pour les entreprises : si les banques, craignant un ralentissement, se mettaient à moins prêter ou à des taux plus élevés, l’effet serait très mauvais pour l’investissement et à terme la croissance.

 En fonction de tous ces éléments, nous sommes investis à environ 75-80% de nos limites en actions ainsi par exemple sur un portefeuille qui peut investir jusqu’à 50% en actions, nous sommes environ à 40%, en privilégiant les valeurs européennes, américaines et très marginalement l’Asie.

 Nous gardons une petite marge pour profiter d’éventuelles faiblesses des marchés actions.

Sur la partie taux, nous sommes très prudents et limitons nos investissement dans les actifs obligataires comportant un risque en capital : les emprunts trop longs ou les emprunts d’entreprises. L’emprunt d’Etat français rapporte moins de 1.10%. Il y a mieux à faire ailleurs !

 

La faiblesse du capital-risque en Europe est une constante régulièrement dénoncée par les politiques et les entrepreneurs. La première étude trimestrielle de KPMG sur le «venture capital» au niveau mondial vient confirmer ce diagnostic, même si elle note une dynamique favorable à l’oeuvre depuis le début de l’année. Sur les six premiers mois de 2015, les start-up européennes ont bouclé 6,6 milliards de dollars (6 milliards d’euros) de financement, contre 8,3 milliards pour l’ensemble de l’année 2014. Si ce sursaut est appréciable, il ne permet pas à l’Europe de combler son retard par rapport à l’Amérique du Nord (37,8 milliards de dollars) ou à l’Asie (15,1 milliards de dollars).
L’Europe reste donc une terra incognita pour le capital-risque, avec des start-up à la valorisation toujours inférieure à leurs homologues américaines et asiatiques. Les fonds basés outre-Atlantique ne s’y sont pas trompés, et ont augmenté leur activité sur le Vieux Continent. Pour Barry Carter, associé chez KPMG, «la scène européenne des start-up a suscité beaucoup plus d’attention dernièrement». A ce jeu-là, le Royaume-Uni tire son épingle du jeu, attirant un tiers du financement et des opérations du deuxième trimestre.
Concernant la concentration des opérations, six d’entre elles représentant 20% du montant total. Spotify et OneWeb sont par exemple parvenues toutes deux à lever 500 millions de dollars en une seule fois. Par ailleurs, ces derniers mois ont vu les grandes entreprises s’intéresser davantage au financement de start-up. Elles ont participé à 22% des opérations, contre 17% au premier trimestre, une proportion en ligne avec ce qui se fait en Amérique du Nord.

PARIS, 27 juillet (Reuters) – Les versements sur les supports en unités de compte des contrats d’assurance-vie ont fait un bond au premier semestre, favorisés par le contexte de taux bas, montrent les estimations diffusées lundi par l’Association française de l’assurance (Afa).

L’assurance-vie affiche en juin une collecte nette positive pour le 18e mois d’affilée (1,4 milliard d’euros), qui porte celle-ci à 12,3 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont plus de la moitié pour les supports en unités de compte (6,5 milliards d’euros).

Les versements sur les supports en unités de compte, dont le capital n’est pas garanti contrairement à celui des fonds en euros, représentent 13,9 milliards d’euros depuis le début de l’année à fin juin, soit 20% des cotisations en 2015 et un bond de 40% par rapport à la même période de 2014.

Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début 2015 est de 68,0 milliards d’euros, contre 64,3 milliards pour la période correspondante de 2014.

L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1.557,8 milliards d’euros à fin juin 2015.

Au premier semestre, le Livret A et le Livret de développement durable (LDD), produits d’épargne réglementés pénalisés par un taux de rémunération à son plus bas historique, ont subi une décollecte nette de 2,72 milliards d’euros.

Ce taux sera abaissé de 1,0% à 0,75% le 1er août.

Ce n’est pas encore un exode mais les épargnants fuient bel et bien le Livret A. Au mois de juin 2015, les Français ont retiré 120 millions d’euros de leur ancien livret d’épargne préféré selon les statistiques de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) publiées mardi 21 juillet 2015. Dans le même temps, les Livrets de développement durable (LDD) ont mieux résisté, attirant 20 millions d’euros. Sur le premier semestre 2015, la somme totale déposée sur ces deux livrets d’épargne a diminué de 2,72 milliards d’euros, pour tomber à 362,4 milliards d’euros d’encours au 30 juin 2015.

Certes, le mois de juin ne constitue historiquement pas une période propice aux dépôts sur ces produits d’épargne, notamment du fait de l’approche des vacances estivales. Pour autant, la tendance aux retraits massifs sur les Livrets A est indéniable. Sur les 14 derniers mois, seul mars 2015 n’a pas été synonyme de décollecte pour le Livret A. Depuis le point haut d’avril 2014, à la fin duquel son encours culminait à 268,7 milliards d’euros, le Livret A a vu son encours fondre comme neige au soleil, pour tomber à 260,5 milliards d’euros en juin 2015.

Baisse du taux à 0,75% le 1er août

Et le pire reste à venir. Refroidis par un taux d’intérêt de 1% depuis le 1er août 2014, les épargnants ne devraient que peu goûter l’annonce du gouvernement de la prochaine baisse de la rémunération à 0,75% au 1er août 2015. Conséquence : ils pourraient accentuer leurs retraits sur leur Livret A dans les prochains mois et se reporter sur d’autres produits plus rémunérateurs.

L’assurance vie tient à ce titre la corde pour recueillir les économies des Français. Avec un rendement avant prélèvements sociaux de 2,54% en 2014 selon la Banque de France (soit 2,15% net), le fonds euros, dont le capital est garanti, offre un taux d’intérêt bien plus alléchant. Il est cependant lui aussi appelé à diminuer pour les cinq ans à venir.

Bientôt supplanté par le PEL ?

Le plan épargne logement (PEL), dont le taux a été raboté à 2% brut (1,69% net de prélèvements sociaux), tire également son épingle du jeu. Sur les cinq premiers mois de l’année 2015, les PEL ont attiré près de 10 milliards d’euros selon les dernières statistiques de la Banque de France, pour un encours total de 225,85 milliards d’euros. Au vu des trajectoires diamétralement opposées des deux produits, les montants placés sur les PEL pourraient dépasser ceux déposés sur les Livrets A avant la fin de l’année 2016. Et le PEL supplanter le Livret A dans le cœur (et les économies) des Français.

Über, Booking, Airbnb, Amazon… Autant d’entreprises qui se sont développées sur internet et ont profondément changé le secteur d’activité auxquelles elles se sont attaquées. Aujourd’hui de jeunes pousses innovantes s’attaquent au pré carré des banques et des assurances. Si pendant longtemps leurs tentatives ont été ignorées, l’essor précurseur de PayPal dans le paiement en ligne et la montée en puissance des FinTechs, ces acteurs virtuels à l’assaut du crédit, des transferts d’argent, voire de la gestion d’actifs, ont rendu plus circonspect le secteur financier.

Leurs caractéristiques? Allier compétence financière et nouvelles technologies, sources de transparence et de sécurité à leurs yeux. Et elles n’hésitent pas à créer de nouvelles activités : crowdfunding, peer-lending ou robo advisers.

Ces dernières années les usages numériques des clients se sont fortement développés, la fréquentation des agences bancaires a chuté tandis que l’utilisation des applications et de la banque en ligne est en pleine croissance. Menacées d’obsolescence, les banques doivent réagir sans tarder. Et partent à leur tour à la conquête d’internet. Lancement de déclinaisons en ligne (Boursorama, Hello, ING Direct …), incubateurs, partenariats et prises de participation sont autant d’outils mis à contribution par les acteurs traditionnels pour ne pas rater cette vague d’innovation.

Toutefois les start-ups qui allient finance et technologie, les FinTechs, profitent à plein du jeu de concurrence territoriale entre Paris, Londres, San Fransisco et New York. Le gouvernement français a décidé d’accompagner les jeunes entreprises prometteuses en subventionnant incubateurs et label qualité pour rassurer les investisseurs. En face, Londres n’est pas en reste et bataille pour conserver la domination de sa place financière. Mais les FinTechs françaises, loin de s’avouer vaincues, se sont récemment associées au sein d’une association France FinTech pour défendre leurs intérêts.