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Les incertitudes entourant le discours de la Fed et le calendrier de remontée des taux aux Etats-Unis, les soubresauts que connaissent les pays émergents, en particulier la Chine, peuvent conduire les investisseurs à se tourner par défaut vers les marchés actions européens.

Plus qu’une zone refuge, le Vieux Continent présente avant tout des fondamentaux solides et offre des opportunités d’investissement attractives.

Faible effet de contagion des pays émergents

Les craintes entourant un atterrissage brutal de l’économie chinoise à la fin de l’été ont secoué les marchés du monde entier, y compris l’Europe.

Le fort ralentissement de la croissance mis en lumière par différentes statistiques a engendré un mouvement de panique et mis en doute la capacité des pays européens à résister à ce choc.

Néanmoins, la publication de chiffres rassurants ces dernières semaines contribue à rassurer les investisseurs.

Jusqu’à présent, la conjoncture dégradée des pays émergents n’a pas remis en cause la dynamique de reprise qui s’amorce en Europe.

Les enquêtes montrent une stabilisation et un net redressement de l’activité manufacturière en France. Les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI), dévoilées au début du mois d’octobre, confortent ce sentiment positif.

Dans le tableau mis à jour par l’institution, alors que les révisions en baisse l’emportent largement sur les hausses, la zone euro tire son épingle du jeu, avec 1,5% de croissance en 2015 et 1,6% en 2016.

Seule une aggravation de la situation en Chine pourrait éventuellement conduire à déstabiliser le Vieux Continent.

Le gouvernement et la banque centrale de Chine disposent toutefois de nombreux outils pour maîtriser un ralentissement de la croissance nécessaire, dans un pays qui vise à accélérer la transition d’une économie industrielle vers une économie davantage orientée vers les services.

Des facteurs de soutien pérennes

La mise en place de réformes structurelles dans différents pays européens, la baisse des prix des matières premières et la dépréciation du cours de l’euro constituent des atouts majeurs pour le développement de l’activité des entreprises implantées en Europe.

Elles affichent dans l’ensemble une santé solide et ont publié des résultats supérieurs aux attentes, au titre du premier semestre 2015. Les prévisions de croissance bénéficiaire n’ont quant à elles pas été révisées à la baisse.

La valorisation des actions européennes est plutôt attractive et suscite l’intérêt des investisseurs en quête de rendement, dans un environnement de taux bas encore pour longtemps.

Cet engouement pour la classe d’actifs se matérialise dans les flux d’investissement. Ainsi, la collecte a atteint plus de 42 milliards d’euros sur les fonds actifs actions européennes (hors fonds mono-pays) depuis le début de l’année jusqu’à fin août 2015,

au détriment des fonds actions anglaises et américaines qui enregistrent respectivement -10 milliards d’euros et -17 milliards d’euros de décollecte.

Horizon dégagé sur le plan monétaire

En grande partie épargnée par la crise chinoise, l’Europe bénéfice d’un environnement favorable, grâce notamment au soutien indéfectible de la Banque centrale européenne (BCE).

Sa politique monétaire accommodante et plus particulièrement le programme de « Quantitative Easing » devraient se poursuivre aussi longtemps que nécessaire, au moins jusqu’en septembre 2016, maintenant les coûts de financement à des niveaux durablement faibles.

La Réserve fédérale des Etats-Unis et la Banque d’Angleterre devraient prochainement accélérer le processus de normalisation de leurs politiques monétaires, anticipé depuis plusieurs mois.

Dès lors, les divergences stratégiques avec la BCE vont s’accentuer et entraîner des conséquences favorables pour les marchés actions européens, avec notamment une nouvelle dépréciation de l’euro face au dollar. >