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PARIS, 27 juillet (Reuters) – Les versements sur les supports en unités de compte des contrats d’assurance-vie ont fait un bond au premier semestre, favorisés par le contexte de taux bas, montrent les estimations diffusées lundi par l’Association française de l’assurance (Afa).

L’assurance-vie affiche en juin une collecte nette positive pour le 18e mois d’affilée (1,4 milliard d’euros), qui porte celle-ci à 12,3 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont plus de la moitié pour les supports en unités de compte (6,5 milliards d’euros).

Les versements sur les supports en unités de compte, dont le capital n’est pas garanti contrairement à celui des fonds en euros, représentent 13,9 milliards d’euros depuis le début de l’année à fin juin, soit 20% des cotisations en 2015 et un bond de 40% par rapport à la même période de 2014.

Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début 2015 est de 68,0 milliards d’euros, contre 64,3 milliards pour la période correspondante de 2014.

L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1.557,8 milliards d’euros à fin juin 2015.

Au premier semestre, le Livret A et le Livret de développement durable (LDD), produits d’épargne réglementés pénalisés par un taux de rémunération à son plus bas historique, ont subi une décollecte nette de 2,72 milliards d’euros.

Ce taux sera abaissé de 1,0% à 0,75% le 1er août.

Ce n’est pas encore un exode mais les épargnants fuient bel et bien le Livret A. Au mois de juin 2015, les Français ont retiré 120 millions d’euros de leur ancien livret d’épargne préféré selon les statistiques de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) publiées mardi 21 juillet 2015. Dans le même temps, les Livrets de développement durable (LDD) ont mieux résisté, attirant 20 millions d’euros. Sur le premier semestre 2015, la somme totale déposée sur ces deux livrets d’épargne a diminué de 2,72 milliards d’euros, pour tomber à 362,4 milliards d’euros d’encours au 30 juin 2015.

Certes, le mois de juin ne constitue historiquement pas une période propice aux dépôts sur ces produits d’épargne, notamment du fait de l’approche des vacances estivales. Pour autant, la tendance aux retraits massifs sur les Livrets A est indéniable. Sur les 14 derniers mois, seul mars 2015 n’a pas été synonyme de décollecte pour le Livret A. Depuis le point haut d’avril 2014, à la fin duquel son encours culminait à 268,7 milliards d’euros, le Livret A a vu son encours fondre comme neige au soleil, pour tomber à 260,5 milliards d’euros en juin 2015.

Baisse du taux à 0,75% le 1er août

Et le pire reste à venir. Refroidis par un taux d’intérêt de 1% depuis le 1er août 2014, les épargnants ne devraient que peu goûter l’annonce du gouvernement de la prochaine baisse de la rémunération à 0,75% au 1er août 2015. Conséquence : ils pourraient accentuer leurs retraits sur leur Livret A dans les prochains mois et se reporter sur d’autres produits plus rémunérateurs.

L’assurance vie tient à ce titre la corde pour recueillir les économies des Français. Avec un rendement avant prélèvements sociaux de 2,54% en 2014 selon la Banque de France (soit 2,15% net), le fonds euros, dont le capital est garanti, offre un taux d’intérêt bien plus alléchant. Il est cependant lui aussi appelé à diminuer pour les cinq ans à venir.

Bientôt supplanté par le PEL ?

Le plan épargne logement (PEL), dont le taux a été raboté à 2% brut (1,69% net de prélèvements sociaux), tire également son épingle du jeu. Sur les cinq premiers mois de l’année 2015, les PEL ont attiré près de 10 milliards d’euros selon les dernières statistiques de la Banque de France, pour un encours total de 225,85 milliards d’euros. Au vu des trajectoires diamétralement opposées des deux produits, les montants placés sur les PEL pourraient dépasser ceux déposés sur les Livrets A avant la fin de l’année 2016. Et le PEL supplanter le Livret A dans le cœur (et les économies) des Français.

Über, Booking, Airbnb, Amazon… Autant d’entreprises qui se sont développées sur internet et ont profondément changé le secteur d’activité auxquelles elles se sont attaquées. Aujourd’hui de jeunes pousses innovantes s’attaquent au pré carré des banques et des assurances. Si pendant longtemps leurs tentatives ont été ignorées, l’essor précurseur de PayPal dans le paiement en ligne et la montée en puissance des FinTechs, ces acteurs virtuels à l’assaut du crédit, des transferts d’argent, voire de la gestion d’actifs, ont rendu plus circonspect le secteur financier.

Leurs caractéristiques? Allier compétence financière et nouvelles technologies, sources de transparence et de sécurité à leurs yeux. Et elles n’hésitent pas à créer de nouvelles activités : crowdfunding, peer-lending ou robo advisers.

Ces dernières années les usages numériques des clients se sont fortement développés, la fréquentation des agences bancaires a chuté tandis que l’utilisation des applications et de la banque en ligne est en pleine croissance. Menacées d’obsolescence, les banques doivent réagir sans tarder. Et partent à leur tour à la conquête d’internet. Lancement de déclinaisons en ligne (Boursorama, Hello, ING Direct …), incubateurs, partenariats et prises de participation sont autant d’outils mis à contribution par les acteurs traditionnels pour ne pas rater cette vague d’innovation.

Toutefois les start-ups qui allient finance et technologie, les FinTechs, profitent à plein du jeu de concurrence territoriale entre Paris, Londres, San Fransisco et New York. Le gouvernement français a décidé d’accompagner les jeunes entreprises prometteuses en subventionnant incubateurs et label qualité pour rassurer les investisseurs. En face, Londres n’est pas en reste et bataille pour conserver la domination de sa place financière. Mais les FinTechs françaises, loin de s’avouer vaincues, se sont récemment associées au sein d’une association France FinTech pour défendre leurs intérêts.

Après quelques années moroses, le capital investissement français a retrouvé des couleurs en 2014. Avec 10,1 milliards d’euros de fonds levés, le marché fait près de deux fois mieux que la moyenne des cinq dernières années, retrouvant les niveaux d’avant crise. Côté small et mid cap, la reprise reste plus modeste, mais les atouts de ce segment sont avérés pour les investisseurs : la recherche de rendement sur une classe d’actifs porteuse de sens.

 

Comment le segment des small et mid cap s’est-il comporté en 2014 ?

La tendance sur le small et mid cap est encourageante, même si les chiffres sont inférieurs à ceux du marché global. Les levées des fonds de moins de 200 millions d’euros ont progressé de 19 % en 2014 et représentent 37 % du marché. Les investissements quant à eux affichent une croissance de 15 % sur les tickets inférieurs à 50 millions d’euros, contre une hausse de 35 % sur l’ensemble du marché.

 

Comment se comportent aujourd’hui les investisseurs ?

Le retrait des investisseurs institutionnels traditionnels (banques et assurances) en raison d’une réglementation contraignante se confirme depuis plusieurs années. Par ailleurs, dans un marché de plus en plus mature et qui se rationnalise, les institutionnels limitent le nombre de sociétés de gestion dans leur portefeuille. Une tendance qui favorise naturellement les fonds de taille significative. Les personnes physiques, quant à elles, montrent un intérêt croissant pour cette classe d’actifs. Longtemps réservé aux institutionnels, le capital investissement a des atouts à faire valoir auprès de ces investisseurs privés qui souhaitent diversifier leur patrimoine. Investir dans des PME non cotées à fort potentiel de croissance, contribuer à créer des emplois et de la richesse, sont des arguments porteurs de sens auprès d’une clientèle privée comptant de nombreux entrepreneurs. Ce constat s’observe notamment dans le succès des levées de fonds en cours chez Omnes.

 

Dans un contexte macroéconomique incertain, comment créer de la valeur sur ce segment des PME ?

Alors que dans les années « avant-crise », certains fonds s’appuyaient largement sur l’effet de levier lié à un fort endettement pour créer de la plus-value sur leur investissement, aujourd’hui la création de valeur passe nécessairement par la création de richesse, c’est-à-dire la croissance du chiffre d’affaires et de la rentabilité. Dans un contexte économique morose, il est primordial d’optimiser tous les relais de croissance, qu’ils soient organiques, en aidant les PME à se structurer ou externes en réalisant des acquisitions en France ou à l’international et gagner ainsi des part de marché. Privilégier la croissance par la création de valeur et non le seul effet de levier financier, est une stratégie que nous avons toujours suivie chez Omnes Capital et qui se mesure à la sortie. 50 % de la création de valeur de nos portefeuilles est ainsi réalisée par la croissance des agrégats économiques et 25% par la hausse des multiples (qui est, elle-même, intimement liée à la croissance des PME).

 

Existe-t-il encore un vivier d’opérations primaires, réputées plus propices à la création de valeur ?

En 2014, 53 % des montants ont été investis dans de nouvelles entreprises. Il existe (et heureusement !) de belles entreprises performantes qui n’ont pas ouvert leur capital à un financier. Encore faut-il avoir la capacité de les déceler et l’expertise pour travailler ce type de dossier. En effet, savoir créer un climat de confiance dans la durée avec un entrepreneur ne va pas forcément de soi.  Chez Omnes, nous sommes spécialisés sur ce type d’opérations : 70 % de notre deal flow est primaire à l’instar du premier investissement réalisé par notre quatrième génération de fonds mid cap.

Avec près de 1 650 entreprises accompagnées par le capital investissement en 2014, dont 75 % de TPE et PME, notre industrie a plus que jamais un rôle essentiel à jouer pour développer le tissu économique et créer de la valeur en France.