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 Quelques questions de bon sens pour démarrer sur de bonnes bases.

En 2014, les ménages français ont réalisé des dépenses de consommation de 1.139 milliards d’euros, ce qui a représenté 53,4% du PIB. Avec une croissance de 0,6% en volume, la consommation des ménages reste le principal moteur de la croissance économique (0,2% l’an dernier). Ces mêmes ménages ont investi 105,2 milliards d’euros (-5,3% en volume), soit 4,9% du PIB. Leur taux d’épargne a atteint 15% du revenu disponible, ce qui fait de la France l’un des pays où l’on met le plus de côté – avec une prédilection pour les placements peu risqués comme on l’a vu.

Pour tout un chacun, les notions d’épargne et d’investissement semblent aisées à comprendre.

L’épargne, c’est la partie de son revenu net d’impôt que l’on ne consomme pas et que l’on destine à un projet d’investissement (voiture, immobilier…) ou de consommation ultérieur (voyage, cadeaux…).

L’investissement, c’est le fait d’immobiliser son argent dans des biens physiques (bien immobilier, voiture) ou financiers (assurance-vie, PEA ou compte-titres…) afin d’accumuler un capital ou de dégager une source de revenus complémentaires à un horizon lointain.

Les supports d’investissement financier sont multiples, parfois complexes. Aussi avant de s’informer sur les mérites et les risques de tel ou tel placement, il est important de commencer par se poser des questions simples, mais qui permettent de partir du bon pied.

 

Pour ce faire, voici une série de questions concrètes qui devraient vous aider :

 Avez-vous fait récemment un bilan de vos finances personnelles ?

 Savez-vous quels sont le montant et l’échéance de vos dettes ? Quand avez-vous consulté votre tableau d’amortissement pour la dernière fois ?

 Combien épargnez-vous tous les mois ou sur une année ? Avez-vous mis en place un versement régulier sur un compte d’épargne ou opérez-vous des versements de façon plus ponctuelle ? Si vous y réfléchissez, êtes-vous en mesure de dégager une capacité d’épargne mensuelle de façon régulière (ce qui suppose que vous avez un budget mensuel de vos dépenses) ?

 Avez-vous identifié l’ensemble de vos ressources et de vos dépenses ? (Utile pour répondre à la question précédente)

 Avez-vous estimé l’impact de la fiscalité sur vos revenus et vos placements ?

 Avez-vous défini des objectifs financiers pour épargner ou investir ? Avez-vous un objectif d’accumulation de capital à horizon de temps donné ? Avez-vous réfléchi à votre degré d’appétence pour le risque ? Savez-vous ce qu’est le risque ?

 

Evoquer la question de ses finances personnelles impose de procéder par étapes :

 faire un bilan financier,

 établir un budget mensuel,

 définir des objectifs financiers.

Cette démarche peut se faire seul ou accompagné par un conseiller financier. A vous de voir combien de temps et d’argent vous êtes prêt à y consacrer.

 

– La révision à la hausse des prévisions de bénéfices des entreprises européennes devrait lever le dernier obstacle à une nouvelle appréciation des marchés actions de la zone, en l’occurrence les craintes d’une valorisation trop élevée des actifs cotés. Les actions européennes restent donc attractives, assure Jeffrey Taylor, Responsable des actions européennes chez Invesco et gérant du fonds Invesco Actions Euro : « Une hausse des bénéfices peut déboucher sur des marchés qui continuent de monter étant donné l’amélioration de la conjoncture économique, alors que les multiples peuvent baisser ».

 

Trois facteurs devraient soutenir l’optimisme des opérateurs quant aux résultats des sociétés. D’abord, ces dernières vont continuer à bénéficier d’un euro bas. Ensuite, « la baisse significative des prix du pétrole, un coût de production clé pour la plupart des entreprises, représente une importante réduction de coûts ». Enfin, les faibles rendements obligataires sont synonymes d’un coût d’emprunt également faible pour les entreprises qui auraient besoin de se refinancer sur le marché.

D’autre part, le contexte macroéconomique et politique européen est devenu porteur pour les entreprises de la zone. Les gérants d’Invesco rappellent que « les prévisions de croissance du PIB pour la zone euro ont été relevées » et que « les achats d’obligations par la BCE semblent avoir un effet positif sur l’économie réelle, alors que les signes d’amélioration des conditions générales du crédit se maintiennent, permettant ainsi une reprise économique durable ». Du côté politique, le risque grec persiste mais une éventuelle sortie du pays de la zone euro représente un risque de contagion bien moindre qu’il y a quelques années.

– Alors que la valorisation actuelle des marchés actions européens est régulièrement jugée trop élevée et présentée comme un facteur expliquant la récente correction, le gérant Metropole Gestion ne partage pas cet avis. Dans sa dernière lettre mensuelle, il considère « les actions européennes toujours largement décotées », pointant que « la hausse des indices actions européens traduit davantage l’impact positif de la baisse de l’Euro et des matières premières ». « En revanche, elle n’intègre pas le retour à une situation « normale » de milieu de cycle », précise l’auteur.

 

Metropole Gestion note que le potentiel de revalorisation n’est pas épuisé « car les bénéfices sont toujours 20% inférieurs à ceux de 2008 », alors que « les entreprises ont mené de profondes restructurations qui leur permettront d’atteindre une rentabilité et des bénéfices structurellement plus élevés lors du prochain milieu de cycle ».

Signe que ce moment pourrait finir par arriver, les prévisions de bénéfices sont relevées actuellement, même si la hausse attendue reste limitée et, surtout, que le point de départ est très bas.

La tendance haussière des marchés a d’autant plus de raisons de reprendre que le redressement perçu en Europe sur le plan macroéconomique est « une réalité visible au niveau des entreprises », selon Metropole Gestion. Parmi les facteurs qui ont permis à certaines sociétés de présenter des résultats trimestriels en hausse, le gérant note tout de même la baisse de l’euro et du prix du pétrole qui sont venus amplifier « le rebond de l’activité en Europe ».

« A l’instar des autres classes d’actifs, les actions n’ont pas échappé au réajustement du mois d’avril, note Fidelity dans son allocation mensuelle pour mai. Un mouvement jugé assez logique par le gestionnaire d’actifs puisque largement attendu après la forte hausse du début d’année. « Du reste, la tendance sur le mois a été fortement contrastée avec, dans un premier temps, l’appréciation continue des actions et, à compter de la mi-avril, un recul d’autant plus marqué », poursuit-il.

Notamment pour les marchés américains sur lesquels il avait précisément réduit son exposition en mars.

Malgré tout, et en dépit de la mauvaise passe traversée par l’économie américaine au premier trimestre, Fidelity juge que les fondamentaux restent solides et les perspectives de croissance encourageantes notamment en Europe. L’environnement actuel conforte ses récents changements d’allocation. Ainsi il reste surexposé sur les actions européennes et japonaises, sous-pondéré sur leurs homologues américaines et neutre sur l’Asie et les marchés émergents.

La situation du marché du travail donnera le signal du changement, estime la Fed, qui donne une vision plus pondérée de l’économie américaine.
La Réserve Fédérale a pris date, mercredi, pour préparer un tournant dans sa politique monétaire, mais -comme au cinéma- dans un effet « slow motion ». Si le comité de politique monétaire a jugé qu’il n’a plus à « être patient avant de normaliser la politique monétaire », il insiste sur le fait que « la croissance économique a été quelque peu plus modérée ». En clair : le signal est donné pour indiquer que les taux directeurs vont pouvoir être progressivement relevés, tout en soulignant que les indicateurs ne sont pas encore au vert. « Après la patience, la Fed fait preuve de prudence », a commenté, mercredi, Bill Gross, de Janus Capital Group.
Qu’attend la banque centrale qui a laissé hier ses taux inchangés, entre 0 % et 0,25 % ? Dans son communiqué elle explique que les indicateurs du marché du travail ne sont pas encore au niveau qui corresponde à son mandat. De même, l’inflation va rester encore basse à court terme, même si elle doit remonter à moyen terme grâce à l’amélioration du marché du travail et la fin des effets d’une énergie à bas prix. Enfin, elle sera vigilante sur les événements internationaux et les mouvements financiers. Continue Reading

Les versements sur les supports en unités de compte sont en forte hausse depuis le début de l’année.

Selon l’Association Française de l’Assurance le montant des versements sur les assurances vie au cours des trois premiers mois de 2015 est de 34,5 milliards d’euros (33,3 milliards d’euros sur même période en 2014). Soit une augmentation de 3,6%.

Les versements sur les supports en unités de compte représentent 7,2 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit une très forte progression de + 38 % par rapport à la même période en 2014. La part des UC atteint le record de 21 % des cotisations en 2015.

Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s’élèvent à 28 milliards d’euros (27,4 milliards d’euros sur les trois premiers mois de 2014). La collecte nette s’établit à 6,5 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour le mois de mars 2015, la collecte nette s’établit à 2 milliards d’euros.

L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 556 milliards d’euros à fin mars 2015.

Une collecte positive en mars

A l’instar des tendances observées sur les deux premiers mois de l’année, les contrats d’assurance-vie ont à nouveau enregistré une collecte nette positive, à 2 milliards d’euros en mars. Selon les données publiées par l’Association française de l’assurance, les souscriptions nettes ont atteint 6,5 milliards d’euros depuis le début de l’année. L’autre tendance marquée de ce début d’année réside dans l’attrait plus marqué pour les contrats en unités de compte, dont les versements s’élèvent à 7,2 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit une hausse 38 % par rapport à la même période en 2014. Au total, les encours de l’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) représentaient 1 556 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2015.

Dans son bilan trimestriel de la gestion collective française, Europerformance – a Six Company note que les encours gérés en fonds de droit français ont augmenté de 9,7% au premier trimestre par rapport à fin 2014, à 838,5 milliards d’euros, retrouvant un niveau qu’ils n’avaient plus atteint depuis mi-2011 à l’issue du premier trimestre. Près de 74 milliards d’euros supplémentaires ont rejoint les fonds français au cours des trois premiers mois de l’année. « Tant l’effet des performances que la collecte auront participé à ce formidable début d’année », note Europerformance.

 

Du côté des performances d’abord, le contexte du premier trimestre, marqué par le lancement du programme de rachat d’actifs de la BCE, a été « extrêmement favorable » aux fonds dont les performances « procurent un gain d’encours extrêmement « relutif » de +53,8 milliards d’euros. » Les fonds actions des compartiments Europe et Asie ont particulièrement bénéficié de cet environnement particulier, et ont vu leurs résultats progresser respectivement de 17 et 20%. En Amérique du Nord et dans les pays émergents, les performances ont plutôt été de l’ordre de +14%.

« Sur la classe obligataire, les résultats les plus élevés auront été réalisés par les fonds investis sur la partie longue de la courbe (+4,6%), dépassant les résultats du Haut Rendement (+2,8%) », continue Europerformance, qui note un effet devise qui a permis une appréciation de plus de 14% des fonds d’Obligations libellées en dollar.

Du côté de la collecte ensuite, « les investisseurs seront restés friands de toutes les gestions ayant trait aux marchés de taux et de crédit », précise la société, qui ajoute : « sur la classe Actions, le trimestre aura été surtout l’occasion d’arbitrer les gestions actives au profit des ETFs ».

Depuis quelques semaines, les marchés boursiers connaissent des variations erratiques. Plusieurs nouvelles ont provoqué des baisses marquées sur les différentes classes d’actifs. Mais pour Fidelity, « cette tendance ne remet pas en question les fondamentaux économiques ».

Le « réajustement de l’ensemble des classes d’actifs »  (repli des actions, remontée des taux et rebond des matières premières) constaté au cours des dernières séances ne serait qu’une mauvaise passe conjoncturelle, explique la société de gestion dans sa lettre d’allocation mensuelle de mai 2015. Fidelity recommande ainsi une surpondération des actions pour profiter de leur récente baisse.

Les indices boursiers européens retrouvaient d’ailleurs des couleurs mercredi matin après deux séances de baisse. Le CAC40 prenait même la tête des places européennes, s’appréciant de 1,18% à 11h35 grâce aux chiffres rassurants de la croissance française du premier trimestre (+0,6%).

Etats-Unis : remake de l’année passée ?

Au contraire des bons chiffres de la croissance française, c’étaient les mauvais chiffres de la croissance américaine du premier trimestre (seulement +0,2%) qui avaient pénalisé les marchés il y a deux semaines.

Pourtant, rappelle Fidelity, ce n’est pas la première fois que l’économie américaine « hiberne » pendant la basse saison. « Depuis deux ans maintenant, le premier trimestre donne lieu à un gros coup de frein conjoncturel aux États-Unis. Comme l’an dernier, ce ralentissement tient en premier lieu à des conditions climatiques rigoureuses qui ont été conjuguées, cette année, à la grève des dockers dans les ports de la côte ouest ».

« Au-delà, l’hibernation de l’économie américaine est aussi imputable à des facteurs plus structurels : dollar fort et baisse des prix du pétrole […]. En l’état, les mauvais chiffres délivrés ces dernières semaines outre-Atlantique traduisent plus un coup de froid passager que le début d’une nouvelle ère glaciaire. […] La Fed s’est d’ailleurs voulue confiante sur un retour prochain de l’économie américaine à un rythme de croissance digne de ce nom », résume la société de gestion.

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Début 2012, les premiers signaux économiques laissaient présager un ralentissement de l’activité en Chine. Après un taux de croissance de 9% en moyenne sur les 30 dernières années, l’activité s’est limitée à 7,4% au premier trimestre 2014 après 7,7% fin 2013, selon les prévisions officielles. La deuxième puissance économique mondiale paie son tribut aux difficultés de la zone-euro, son premier marché, à la faiblesse de la demande mondiale et à la normalisation progressive des politiques monétaires de la Réserve fédérale américaine. Selon les plus pessimistes, la croissance pourrait même revenir à terme à 6% voire 4,5%.

Pékin fait le maximum pour garder bien en main le pilotage de l’économie, mettant en oeuvre des mesures ciblées contre l’excès d’endettement sans risquer de compromettre l’activité.

Autre défi pour les maîtres de Pékin, le rééquilibrage du modèle de développement vers une demande intérieure accrue et une moidre dépendance aux exportations. Peu après son accession au pouvoir en novembre, Xi Jinping, s’est prononcé le 11 décembre en faveur de ce rééquilibrage et de la libéralisation de l’économie. «Nous devons prendre le chemin de l’enrichissement de la nation de manière inébranlable, de l’enrichissement de la population, mais nous devons également l’ouvrir encore davantage» a-t-il déclaré.