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All posts for the month avril, 2015

Ce fameux quantitative easing (QE, ou assouplissement quantitatif) est un plan de rachat de dette publique. En d’autres termes, la BCE rachèterait pour la première fois des obligations émises par les pays de la zone euro. Pour rappel, une obligation est un titre émis en l’occurrence par un pays qui s’engage auprès de ses emprunteurs à les rembourser au terme d’une certaine échéance (1, 5, 10, 20 voire 30 ans…). Dans l’intervalle, des intérêts sont versés chaque année à l’emprunteur. Bien évidemment, l’Allemagne étant plus solide que la Grèce, elle fait prendre moins de risques à l’investisseur quant au remboursement de sa dette à l’échéance. Et pourra donc se permettre de proposer un taux d’intérêt beaucoup plus faible.

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A en juger par les récentes et spectaculaires remontées de l’indice de confiance des consommateurs américains du Michigan et des indices du climat des affaires allemand ZEW et IFO, le contre-choc pétrolier, amplifié par la décision de l’Opep le 27 novembre de laisser son plafond inchangé, imprimera positivement la croissance en 2015. Quelles qu’en soient les raisons, l’offre avec le pétrole de schiste ou la demande avec le ralentissement de la Chine, le choc devrait se révéler permanent. Il a contribué à faire disparaître la prime apparue en 2011 avec la révolution lybienne, la corrélation historique avec les métaux industriels valorisant le baril autour de 70 $.

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La science de la patience… Avril 2015

Les dernières statistiques américaines nous laissent perplexes.

D’un côté le scénario d’une croissance solide est validé par les chiffres de l’emploi, toujours forts.

De l’autre, des indicateurs industriels importants, comme les commandes de biens d’équipement, l’investissement ou le moral des entrepreneurs, fléchissent depuis quelques mois.

Paradoxale est également la faible hausse de la consommation des ménages, alors que le gain de pouvoir d’achat lié au repli du pétrole et au rebond des salaires aurait du produire l’effet contraire, d’autant que la confiance du consommateur est élevée.

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Point de vue macro La science de la patience… Avril 2015 Les dernières statistiques américaines nous laissent perplexes. D’un côté le scénario d’une croissance solide est validé par les chiffres de l’emploi, toujours forts. De l’autre, des indicateurs industriels importants, comme les commandes de biens d’équipement, l’investissement ou le moral des entrepreneurs, fléchissent depuis quelques mois. Paradoxale est également la faible hausse de la consommation des ménages, alors que le gain de pouvoir d’achat lié au repli du pétrole et au rebond des salaires aurait du produire l’effet contraire, d’autant que la confiance du consommateur est élevée. La baisse du pétrole n’a probablement pas eu le résultat escompté, les ménages ne croyant pas à sa pérennité. Ils préfèrent augmenter leur épargne, contrairement à leur comportement habituel. Que se passe-t-il aux USA ?

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