Ingénierie financière

Startup : 6 signes qui prouvent que vous n’avez pas besoin de lever des fonds !
Par Kevin Bresson
lever des fonds obligatoire
La levée de fonds est vitale pour les startups… Enfin, c’est ce que l’on croit. Il est vrai que sans financement, il est difficile de trouver le chemin de la croissance. Par exemple, sans levée de fonds, vous devez rester frugale. D’un autre côté, la levée de fonds peut aussi nuire à votre entreprise.

Quoi qu’il en soit, la mobilisation de capitaux pour votre entreprise mérite réflexion. Et souvent, après quelques analyses et chiffres, vous pourrez réaliser que vous n’avez pas réellement besoin de lever des fonds. Voilà 6 signes qui vous indiquent que vous n’êtes pas obligé de lever.

1. Votre business n’est pas VC-compatible

Presque…
La plupart des fondateurs de start-up pensent que leurs idées sont extraordinaires et dignes d’un investissement. Pourtant, la réalité est que la plupart des idées sont dignes d’une sorte d’investissement, mais pas nécessairement dignes d’un placement à risque. En gros, vous pourrez trouver des fonds, mais pas de VC.

Pour qu’une startup soit VC compatible, elle doit être ultra scalable, et avoir l’ambition d’un marché énorme. Autrement dit, le potentiel est la clé dans la détermination du montant à investir. C’est ce qui explique que bon nombre de business (restauration, mode…) n’ont pas accès aux grands investissements des VC.

En d’autres termes, si votre entreprise est dans un marché à petite taille ou ne nécessite pas une grande quantité de fonds, vous pourrez être en mesure d’obtenir des financements par d’autres moyens que la levée de fonds.

2. Vous avez déjà des ressources ou de la traction pour grandir gentiment.

Vos clients…
Dans certains cas, vous pouvez déjà avoir les ressources nécessaires pour lancer votre startup sans avoir besoin de lever des fonds. Sachant que tous les entrepreneurs n’ont pas cette chance, les sites crowdfunding donnent la chance de valider une idée et d’amasser de l’argent sans diluer le capital. Et une campagne Kickstarter populaire peut aussi donner beaucoup de crédibilité. La traction peut aussi être le moyen de créer rapidement une cash machine.

S’il est important d’obtenir rapidement du feedback. Il n’est écrit nulle part que vous votre courbe de croissance doit ressembler à une crosse de hockey. En fait, une croissance trop importante ou prématurée peut tuer votre entreprise. Comment ça ? En créant des dépenses effrénées et vous poussant à faire des erreurs grossières. Demandez donc à ChicTypes, Take Est Easy ou Save…

Comme mentionné dans le point ci-dessus, vous pouvez développer votre entreprise et gagner du terrain à un rythme régulier et sain, sans jamais avoir à lever de l’argent auprès d’investisseurs. Demandez donc à Ulule ou Bonne Gueule … Bon ok, depuis ils ont levé, mais ils se sont développés sans !

3. Vous n’avez pas le temps de chercher des investisseurs.

J’ai pas le temps – Faf La Rage
Peu importe le stade, la recherche de financement est un processus de longue haleine. Entre l’élaboration d’un plan financier, du business plan, le démarchage et le choix des investisseurs qui correspondent le mieux à la culture de votre entreprise… Entre 6 et 12 mois s’écoulent. Entre 6 et 12 mois durant lesquels vous n’êtes plus aux manettes de votre entreprise.

Cela signifie que vous ne vous concentrez plus sur les tâches telles que le développement des produits, les ventes ou le marketing. Peu importe le stade, la recherche de financement est un processus de longue haleine… et incertain. Très incertain comme le montre malheureusement très bien le récent exemple de Big Moustache.

4. Vous avez plusieurs sources de revenus.

Du cash, du cash, du cash…
Deux écoles s’affrontent. Celle qui dit que l’entrepreneur doit rester focus et ne se concentrer que sur son coeur de métier, même s’il n’en vit pas. D’où la nécessité d’une levée de fonds. Et celle qui dit qu’un side project c’est ben aussi pour se financer. Je n’irai pas jusqu’à dire que vous pouvez investir dans votre entreprise ce que vous rapportent vos courses Deliveroo le week-end. Mais certains l’ont fait.

5. L’entreprise est rentable.

Panier percé
Lorsque vos revenus dépassent vos dépenses, vous faites un profit. On ne va pas rentrer dans les détails de la rentabilité sur capitaux propres, etc…Il fallait écouter en cours d’analyse financière. Mais, le meilleur moyen de ne pas lever des fonds est d’être rentable et donc d’avoir un business model profitable. Si Bonne Gueule a pu repousser la levée de fonds aussi longtemps c’est en partie grâce à leur rentabilité. De même si pour le développement vous venez à lever des fonds, votre rentabilité sera un plus qui rassurera vos investisseurs.

De toute évidence, lorsque vous atteignez la rentabilité, la levée de fonds n’est plus une nécessité. Mais elle reste un moyen de grandir.

6. Parce que vous n’en avez pas besoin.

Bah non !
La levée de fonds n’est pas un but, ni un objectif, ni un rite de passage pour être un bon entrepreneur. Si les fonds levés ne vous permettent pas de basculer dans une nouvelle dimension alors c’est inutile. La levée de fonds est un moyen et doit le rester. Elle ne se substitue pas à un business model, ni à votre capacité commerciale. Pour s’internationaliser, racheter un concurrent ou lancer une nouvelle offre, la levée de fonds est utile. Pour une startup, la levée de fonds c’est comme les antibiotiques, ce n’est pas automatique.

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Financement, start-up
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La faiblesse du capital-risque en Europe est une constante régulièrement dénoncée par les politiques et les entrepreneurs. La première étude trimestrielle de KPMG sur le «venture capital» au niveau mondial vient confirmer ce diagnostic, même si elle note une dynamique favorable à l’oeuvre depuis le début de l’année. Sur les six premiers mois de 2015, les start-up européennes ont bouclé 6,6 milliards de dollars (6 milliards d’euros) de financement, contre 8,3 milliards pour l’ensemble de l’année 2014. Si ce sursaut est appréciable, il ne permet pas à l’Europe de combler son retard par rapport à l’Amérique du Nord (37,8 milliards de dollars) ou à l’Asie (15,1 milliards de dollars).
L’Europe reste donc une terra incognita pour le capital-risque, avec des start-up à la valorisation toujours inférieure à leurs homologues américaines et asiatiques. Les fonds basés outre-Atlantique ne s’y sont pas trompés, et ont augmenté leur activité sur le Vieux Continent. Pour Barry Carter, associé chez KPMG, «la scène européenne des start-up a suscité beaucoup plus d’attention dernièrement». A ce jeu-là, le Royaume-Uni tire son épingle du jeu, attirant un tiers du financement et des opérations du deuxième trimestre.
Concernant la concentration des opérations, six d’entre elles représentant 20% du montant total. Spotify et OneWeb sont par exemple parvenues toutes deux à lever 500 millions de dollars en une seule fois. Par ailleurs, ces derniers mois ont vu les grandes entreprises s’intéresser davantage au financement de start-up. Elles ont participé à 22% des opérations, contre 17% au premier trimestre, une proportion en ligne avec ce qui se fait en Amérique du Nord.

Après quelques années moroses, le capital investissement français a retrouvé des couleurs en 2014. Avec 10,1 milliards d’euros de fonds levés, le marché fait près de deux fois mieux que la moyenne des cinq dernières années, retrouvant les niveaux d’avant crise. Côté small et mid cap, la reprise reste plus modeste, mais les atouts de ce segment sont avérés pour les investisseurs : la recherche de rendement sur une classe d’actifs porteuse de sens.

 

Comment le segment des small et mid cap s’est-il comporté en 2014 ?

La tendance sur le small et mid cap est encourageante, même si les chiffres sont inférieurs à ceux du marché global. Les levées des fonds de moins de 200 millions d’euros ont progressé de 19 % en 2014 et représentent 37 % du marché. Les investissements quant à eux affichent une croissance de 15 % sur les tickets inférieurs à 50 millions d’euros, contre une hausse de 35 % sur l’ensemble du marché.

 

Comment se comportent aujourd’hui les investisseurs ?

Le retrait des investisseurs institutionnels traditionnels (banques et assurances) en raison d’une réglementation contraignante se confirme depuis plusieurs années. Par ailleurs, dans un marché de plus en plus mature et qui se rationnalise, les institutionnels limitent le nombre de sociétés de gestion dans leur portefeuille. Une tendance qui favorise naturellement les fonds de taille significative. Les personnes physiques, quant à elles, montrent un intérêt croissant pour cette classe d’actifs. Longtemps réservé aux institutionnels, le capital investissement a des atouts à faire valoir auprès de ces investisseurs privés qui souhaitent diversifier leur patrimoine. Investir dans des PME non cotées à fort potentiel de croissance, contribuer à créer des emplois et de la richesse, sont des arguments porteurs de sens auprès d’une clientèle privée comptant de nombreux entrepreneurs. Ce constat s’observe notamment dans le succès des levées de fonds en cours chez Omnes.

 

Dans un contexte macroéconomique incertain, comment créer de la valeur sur ce segment des PME ?

Alors que dans les années « avant-crise », certains fonds s’appuyaient largement sur l’effet de levier lié à un fort endettement pour créer de la plus-value sur leur investissement, aujourd’hui la création de valeur passe nécessairement par la création de richesse, c’est-à-dire la croissance du chiffre d’affaires et de la rentabilité. Dans un contexte économique morose, il est primordial d’optimiser tous les relais de croissance, qu’ils soient organiques, en aidant les PME à se structurer ou externes en réalisant des acquisitions en France ou à l’international et gagner ainsi des part de marché. Privilégier la croissance par la création de valeur et non le seul effet de levier financier, est une stratégie que nous avons toujours suivie chez Omnes Capital et qui se mesure à la sortie. 50 % de la création de valeur de nos portefeuilles est ainsi réalisée par la croissance des agrégats économiques et 25% par la hausse des multiples (qui est, elle-même, intimement liée à la croissance des PME).

 

Existe-t-il encore un vivier d’opérations primaires, réputées plus propices à la création de valeur ?

En 2014, 53 % des montants ont été investis dans de nouvelles entreprises. Il existe (et heureusement !) de belles entreprises performantes qui n’ont pas ouvert leur capital à un financier. Encore faut-il avoir la capacité de les déceler et l’expertise pour travailler ce type de dossier. En effet, savoir créer un climat de confiance dans la durée avec un entrepreneur ne va pas forcément de soi.  Chez Omnes, nous sommes spécialisés sur ce type d’opérations : 70 % de notre deal flow est primaire à l’instar du premier investissement réalisé par notre quatrième génération de fonds mid cap.

Avec près de 1 650 entreprises accompagnées par le capital investissement en 2014, dont 75 % de TPE et PME, notre industrie a plus que jamais un rôle essentiel à jouer pour développer le tissu économique et créer de la valeur en France.

Les investissements du private equity français représentent 80 milliards d’euros alloués à 5 000 entreprises, dont 80% sont des PME, selon l’AFIC (Association française des investisseurs en capital) qui milite pour une réorientation de l’épargne française vers le capital-investissement. Les investissements en fonds propres, via des business angels ou LBO, sont la seconde source de financement des PME, après les prêts bancaires, malgré un repli ces derniers mois.

 

Ce sont des opérations sur un nombre d’années données. Le chef d’entreprise doit  anticiper et bien préparer le débouclage », rappelle Arnould d’Hautefeuille, auteur d’un rapport sur les financements alternatifs des PME pour la chambre de commerce de Paris.

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Pourquoi faire appel à un leveur de fonds ?

 

Une proportion de plus en plus importante de chefs d’entreprise fait appel à un intermédiaire spécialisé pour orchestrer leur levée de fonds alors que le métier de « leveur » est né il y a à peine de 1ans.

Quelles en sont les raisons ?

  1. L’investisseur professionnel investit de préférence dans une société qui lui a été recommandée par un prescripteur de qualité. Les leveurs de fonds ont, au fur et à mesure des années, tissé des relations d’estime et de confiance avec les investisseurs en capital et ont pour rôle de faire une première sélection. Le carnet d’adresses des leveurs permet de faire sortir du lot un dossier, parmi les centaines que reçoivent les fonds.
  2. Lever est un processus long et difficile qui risque de mobiliser le dirigeant et d’avoir un impact négatif sur le business opérationnel. Le rôle du leveur de fonds est de faire gagner un temps précieux en anticipant les demandes des investisseurs et en évitant les erreurs. Le leveur prépare les documents, sélectionne les bons investisseurs, prend les rendez-vous, organise le roadshow, effectue le suivi, répond aux objections, travaille en permanence à l’amélioration de la présentation…

Pendant tout ce temps, l’entrepreneur développe son business, donc la valeur de son entreprise augmente et le risque de voir l’opération échouer diminue.

 

  1. Rééquilibrer le rapport de force : l’entrepreneur a généralement rencontré peu d’investisseurs professionnels alors que l’investisseur rencontre des dizaines d’entrepreneurs par an.
  2. Il est bon de savoir décrypter leurs modes de raisonnement, les us et coutumes ainsi que les processus de décisions des VC.
    1. Orchestrer une mise en concurrence : il y a plus de 200 fonds d’investissement en France qui changent souvent de stratégie et il est difficile de s’y repérer. Savoir frapper aux bonnes portes et avoir plusieurs investisseurs intéressés permet de sécuriser l’opération, de faire jouer la concurrence et ainsi d’obtenir des conditions optimales.
    2. Faciliter les négociations et améliorer les conditions de l’opération : les négociations portent sur la valorisation de l’entreprise, les besoins à financer, le pacte d’actionnaire et la garantie de passif, ce qui est toujours délicat. Le rôle du leveur est de concilier les intérêts des deux parties et d’optimiser les conditions financières et juridiques de l’entrée des investisseurs.

    Des divergences de vue de valorisation peuvent par exemple être résolues par un montage juridique adéquat d’obligations convertibles ou de relution, ce qui évite des situations de blocage.